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hydratation

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12Jan

Hydratation en hiver : le piège de la fausse sécurité

12 janvier 2026 Kikourvite Non classé 60

Quand les températures chutent, la transpiration devient moins visible, la soif moins pressante, et les gourdes restent souvent pleines. Pourtant, le besoin d’eau, lui, ne disparaît pas. Derrière cette impression trompeuse se cache un enjeu de santé et de performance rarement pris au sérieux en hiver : l’hydratation. Explications.

Le froid, un leurre pour la sensation de soif

C’est un phénomène bien documenté : l’exposition au froid atténue le signal de soif. Le corps, occupé à préserver sa température centrale, redistribue le flux sanguin en faveur des organes vitaux et au détriment des extrémités. Cette vasoconstriction périphérique contribue à une altération des capteurs impliqués dans la régulation de la soif. Résultat : on boit moins, sans en avoir conscience.

Pourtant, une séance de course à pied en hiver entraîne bel et bien des pertes hydriques. Moins par la sueur – même si celle-ci reste présente sous les couches de vêtements – que par la respiration. L’air froid et sec impose à l’organisme un effort d’humidification et de réchauffement : chaque expiration emporte une part précieuse d’eau.

Une déshydratation sournoise mais réelle

Ce phénomène est d’autant plus insidieux que les signes de déshydratation sont moins perceptibles : pas de sensation de chaleur écrasante, pas de sueur dégoulinante. Et pourtant, même une légère perte hydrique peut altérer les capacités d’endurance, la coordination, et la lucidité – autant d’éléments cruciaux dans les sports outdoor.

Le froid renforce par ailleurs la diurèse (la production d’urine), un mécanisme compensatoire du corps pour réguler la pression sanguine lorsque les vaisseaux se contractent. Ce processus, appelé “diurèse froide”, accroît encore les pertes en eau et en sels minéraux.

Hydratation et thermorégulation : un lien étroit

Boire ne sert pas uniquement à “éponger” la sueur. Une bonne hydratation est indispensable au maintien de la température corporelle. L’eau joue un rôle clé dans le transport de la chaleur, la circulation sanguine, et le bon fonctionnement cellulaire. Un organisme déshydraté aura plus de mal à lutter contre le froid, à récupérer, et à maintenir son efficacité métabolique pendant l’effort.

Quels repères pour les sportifs en hiver ?

1. Ne pas attendre d’avoir soif

La sensation de soif est un indicateur tardif. En hiver plus encore qu’en été, elle ne doit pas être le seul déclencheur de l’hydratation. Il est recommandé de boire régulièrement avant, pendant (si l’effort dépasse une heure), et après l’activité.

2. Privilégier des boissons tièdes

L’eau glacée est peu attirante en hiver. Des infusions sans sucre, de l’eau légèrement chauffée ou des bouillons clairs peuvent faciliter l’absorption tout en contribuant au confort thermique. Les boissons isotoniques, en usage raisonné, peuvent être utiles sur les sorties longues, surtout si elles intègrent un peu de sodium.

3. Surveiller la couleur des urines

C’est un indicateur simple et fiable : des urines claires traduisent une hydratation correcte, tandis qu’une teinte foncée invite à boire davantage.

4. Adapter l’apport hydrique à la charge d’effort

Une randonnée tranquille en forêt ne réclame pas la même vigilance qu’un entraînement de fractionné par -5 °C. Mais dans tous les cas, l’habitude de boire régulièrement reste une hygiène de base.

Hydratation et nutrition : un duo indissociable

Il convient aussi de rappeler que l’hydratation ne passe pas uniquement par les liquides. Les fruits, les soupes, les légumes riches en eau sont autant d’alliés discrets de l’hiver. Une alimentation adaptée soutient non seulement l’hydratation, mais aussi l’immunité, mise à rude épreuve durant la saison froide.

En conclusion

Faire du sport en hiver n’est pas seulement une question de courage face au froid, c’est aussi une affaire de stratégie. Et l’eau, souvent négligée, en est une pièce maîtresse. Boire sans soif, c’est parfois cela, être à l’écoute de son corps.

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09Sep

Isotonique ou hypotonique : quelle boisson pour quel effort ?

9 septembre 2025 Kikourvite Non classé 51

Deux noms qui sèment la confusion

Les rayons des magasins de sport regorgent de boissons colorées aux promesses toutes plus dynamiques les unes que les autres. Isotonique par-ci, hypotonique par-là… mais quelle est vraiment la différence entre ces deux types de boissons ? Et surtout, laquelle choisir selon son entraînement ou sa compétition ? Beaucoup de sportifs consomment l’une ou l’autre sans réellement comprendre leur fonction ni leur intérêt. Pourtant, leur effet sur l’hydratation, la performance et la digestion varie considérablement. Pour faire le bon choix, il faut comprendre un paramètre clé : l’osmolarité.

L’osmolarité, la vraie clé de lecture

Derrière ces mots un peu techniques se cache une réalité très simple : l’osmolarité désigne la concentration d’une boisson en particules dissoutes (glucides, sels minéraux…) par rapport à celle du plasma sanguin. Une boisson isotonique présente une concentration égale ou proche de celle du sang. Résultat : elle est absorbée rapidement et efficacement, fournissant à la fois de l’eau, des minéraux (notamment sodium, potassium, magnésium) et une dose modérée d’énergie via les glucides. À l’inverse, une boisson hypotonique est moins concentrée que le sang. Elle contient donc moins de glucides et/ou moins de sels minéraux, ce qui la rend encore plus rapide à absorber, mais moins nutritive. Elle hydrate, mais ne nourrit pas vraiment.

Pourquoi choisir une boisson isotonique ?

La boisson isotonique est conçue pour compenser simultanément la perte d’eau, de sels et d’énergie. Elle est particulièrement utile lors d’efforts prolongés, comme un trail, un marathon ou une sortie vélo de plusieurs heures. Elle permet de maintenir une hydratation efficace tout en apportant des glucides utiles à l’effort. C’est une solution “3 en 1” qui répond aux besoins du corps en pleine activité. L’objectif est de fournir une absorption rapide tout en évitant les chutes de performance liées à la déshydratation ou à la baisse de la glycémie. La plupart des boissons du commerce labellisées “isotoniques” contiennent environ 6 à 8 % de glucides, ce qui correspond à la plage optimale pour une absorption fluide sans saturer l’estomac. En pratique, elles sont idéales pour les sorties supérieures à une heure, ou dès que l’effort est intense, notamment par temps chaud ou humide.

Quand préférer une boisson hypotonique ?

La boisson hypotonique, quant à elle, est axée sur l’hydratation pure. Elle est absorbée encore plus vite que la boisson isotonique, mais contient généralement très peu de glucides, parfois même aucun. Elle est donc particulièrement adaptée à des efforts plus courts ou moins intenses, lorsque les pertes d’énergie sont limitées, mais que la déshydratation reste un risque. Elle est aussi très intéressante en pré-hydratation, c’est-à-dire avant un entraînement ou une course, ou encore en récupération, lorsqu’on souhaite reconstituer les fluides sans consommer trop de sucre. Autre avantage : son meilleur confort digestif. Pour les sportifs sensibles ou en cas de chaleur extrême, elle limite les risques de troubles gastriques, lourdeurs ou nausées.

Digestion, tolérance, météo : les bons critères

Il ne s’agit donc pas de dire que l’une est meilleure que l’autre, mais plutôt que leur usage diffère. Si vous courez un 10 km sous 25°C, une boisson hypotonique vous gardera bien hydraté sans risquer l’excès de sucre. En revanche, si vous vous lancez dans un trail de 3 heures en montagne, mieux vaut opter pour une boisson isotonique qui vous apportera de quoi tenir sans puiser dans vos réserves. Notez aussi que certains sportifs mélangent les deux approches : boisson hypotonique dans la gourde principale pour une hydratation continue, gels énergétiques en complément pour gérer les glucides séparément. Cette stratégie permet d’ajuster précisément les apports selon la tolérance intestinale, l’intensité de l’effort et les conditions climatiques.

En conclusion : à chaque boisson son moment

Les boissons isotoniques et hypotoniques ne sont pas concurrentes, elles sont complémentaires. L’une apporte hydratation et énergie, l’autre se concentre sur la vitesse d’absorption et le confort digestif. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de choisir son camp une fois pour toutes. Il suffit de bien connaître leurs spécificités pour adapter son usage selon les situations. En sport, l’hydratation n’est pas une affaire de mode ou de goût, mais d’efficacité. Et parfois, une bonne gorgée bien pensée peut valoir bien plus qu’un bidon vide au mauvais moment.

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23Mai

Routine de récupération : le secret des sportifs malins (et moins courbaturés)

23 mai 2025 Kikourvite Non classé 57

Vous donnez tout à l’entraînement, mais votre corps vous rappelle à l’ordre le lendemain ?
Il est temps d’adopter une routine de récupération digne des plus grands athlètes.
Parce que, soyons honnêtes, qui aime marcher comme un robot rouillé après une séance intense ? Une bonne routine de récupération, ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour continuer à progresser sans s’abîmer.

Hydratation : votre meilleure alliée

Après l’effort, le réconfort… et surtout l’hydratation !
Boire suffisamment d’eau après l’entraînement est essentiel pour permettre au corps d’éliminer les toxines produites pendant l’exercice physique. Cela aide aussi à réhydrater les cellules musculaires qui ont travaillé dur. Pensez à boire régulièrement tout au long de la journée, même en l’absence de sensation de soif. Une bonne hydratation favorise la récupération et évite les coups de fatigue post-entraînement.

Nutrition : le carburant de la récupération

Dans l’heure qui suit votre séance, offrez à votre corps un repas équilibré riche en protéines et en glucides.
Ce moment est souvent appelé la “fenêtre métabolique”, où le corps assimile au mieux les nutriments. Les protéines jouent un rôle clé dans la réparation des micro-lésions musculaires, tandis que les glucides permettent de reconstituer les réserves d’énergie, notamment le glycogène. Un bon exemple ? Un bol de riz complet avec du poulet et des légumes, ou un smoothie protéiné aux fruits.

Étirements et mobilité : pour éviter de rouiller

Intégrez des étirements doux et des exercices de mobilité à votre routine post-entraînement.
Ils permettent de détendre les muscles sollicités, d’améliorer la circulation sanguine et de favoriser une meilleure amplitude de mouvement. Pas besoin d’y passer une heure : cinq à dix minutes bien ciblées suffisent pour libérer les tensions accumulées et limiter les fameuses courbatures du lendemain. Un petit effort qui vous évitera bien des grimaces.

Sommeil : le réparateur ultime

Le sommeil est essentiel pour une récupération optimale.
C’est pendant la nuit que le corps se régénère, que les fibres musculaires se reconstruisent et que les adaptations physiologiques se consolident. Ne sous-estimez jamais le pouvoir d’une bonne nuit de sommeil. Essayez de dormir au moins 7 à 9 heures par nuit, dans un environnement calme et sombre. Votre humeur, vos performances et votre santé générale vous en remercieront.

Récupération active : bouger pour mieux récupérer

Les jours sans entraînement intense, optez pour une récupération active.
Cela consiste à effectuer une activité physique légère qui maintient le corps en mouvement sans le stresser. Cela peut être une marche rapide, une séance de yoga relaxant ou une balade à vélo en mode promenade. Ces activités stimulent la circulation sanguine, aident à éliminer les déchets métaboliques et réduisent les tensions résiduelles.

Massage et automassage : détendre les muscles

Un bon massage ou l’utilisation d’un rouleau de massage peut soulager les tensions musculaires et améliorer la circulation.
Non seulement cela réduit les douleurs musculaires, mais cela aide aussi à relâcher les nœuds et à réoxygéner les tissus. Vous pouvez le faire vous-même avec un rouleau en mousse ou une balle de massage, ou passer entre les mains expertes d’un professionnel. C’est un moment de détente bien mérité.

Le froid : un allié contre les courbatures

L’application de froid (comme une douche froide ou des compresses) peut réduire l’inflammation et soulager les douleurs musculaires après un entraînement intense.
Cette méthode est particulièrement efficace après une séance où les muscles ont été fortement sollicités. Elle permet de limiter les microtraumatismes et d’accélérer le retour à un état normal. Un petit frisson pour un grand soulagement.

En résumé

Une routine de récupération efficace comprend :

  • Une hydratation régulière tout au long de la journée
  • Une nutrition adaptée et rapide après l’effort
  • Des étirements et exercices de mobilité ciblés
  • Un sommeil réparateur et de qualité
  • Une récupération active modérée mais bénéfique
  • Des massages pour délier les tensions
  • L’utilisation judicieuse du froid pour apaiser les muscles

Intégrer ces bonnes pratiques à votre quotidien sportif, c’est garantir à votre corps les moyens de mieux récupérer, de progresser plus vite et de durer plus longtemps.

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23Août

Bien s’hydrater : Le secret pour des performances sportives et mentales au top

23 août 2024 Kikourvite Article, Article, Article, Article, Article 84

Vous avez sûrement déjà entendu cette phrase des centaines de fois : “Il faut bien s’hydrater !”. Mais savez-vous pourquoi c’est si crucial, surtout quand on veut être au top de sa forme, que ce soit sur le terrain ou au bureau ? L’hydratation est bien plus qu’un simple conseil de bien-être, c’est le secret pour booster vos performances, qu’elles soient sportives ou mentales.

Pourquoi l’eau est-elle si essentielle ?

Cerveau & Concentration : Saviez-vous que notre cerveau est composé à 75% d’eau ? Une hydratation insuffisante peut entraîner une baisse de la concentration, des maux de tête, et même un brouillard mental. En d’autres termes, si vous ne buvez pas assez, votre productivité chute. Pour garder les idées claires et être au top, au bureau comme sur la piste, buvez régulièrement !

Performance & Endurance : Que ce soit pour un run matinal ou une séance de fitness, l’eau est cruciale pour maintenir vos performances. Une perte d’eau de seulement 2 % peut réduire vos capacités physiques de 10 à 20 %. Pour éviter les crampes, la fatigue, et rester au sommet de votre forme, hydratez-vous avant, pendant et après l’effort.

Sommeil & Récupération : Un corps bien hydraté, c’est aussi un corps qui récupère mieux. L’eau aide à éliminer les toxines, favorise une bonne digestion et contribue à un sommeil réparateur. En clair, boire suffisamment d’eau améliore la qualité de votre sommeil, essentiel pour attaquer la journée suivante en pleine forme !

Travail & Productivité : Une bonne hydratation ne se limite pas qu’aux sportifs. Au travail, rester bien hydraté permet de maintenir une concentration optimale, d’améliorer la mémoire et de booster la créativité. Un petit creux entre deux réunions ? Avant de sauter sur un snack, prenez d’abord un verre d’eau. La sensation de faim cache souvent une simple soif !

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Combien d’eau par jour ?

1,5 à 2 litres par jour est la recommandation standard pour un adulte. Mais ce n’est pas une règle fixe ! Si vous êtes actif, si vous transpirez beaucoup, ou si le thermomètre grimpe, il faudra ajuster à la hausse.

Comment bien s’hydrater avant, pendant et après l’effort ?

  • Avant l’effort : Commencez à vous hydrater plusieurs heures avant votre séance. Un bon repère est de boire environ 500 ml d’eau 2 à 3 heures avant le début de l’activité. Juste avant de commencer, un petit verre d’eau supplémentaire peut faire la différence.
  • Pendant l’effort : Si votre séance dure moins d’une heure, une hydratation régulière à l’eau suffit. Pour des efforts plus longs, pensez à consommer une boisson isotoniques, qui apporte non seulement de l’eau, mais aussi des électrolytes et des glucides pour maintenir votre niveau d’énergie.
  • Après l’effort : La récupération commence par une bonne réhydratation. Buvez de l’eau progressivement après l’effort pour compenser les pertes, et si vous avez sué abondamment, n’oubliez pas de reconstituer vos réserves en électrolytes.

Quelques astuces pour rester bien hydraté

  • Ne partez jamais sans votre gourde : Que vous soyez au bureau, en déplacement ou en séance de sport, ayez toujours de l’eau à portée de main.
  • Variez les plaisirs : Si l’eau plate vous ennuie, ajoutez-y des tranches de citron, des feuilles de menthe, ou optez pour des infusions froides.
  • Fixez-vous des rappels : Utilisez une application ou un simple post-it sur votre écran pour penser à boire régulièrement tout au long de la journée.

L’astuce du coach

Buvez un verre d’eau dès le réveil pour relancer la machine, et un autre avant de vous coucher pour éviter les réveils nocturnes. Au travail, une bonne hydratation, c’est aussi un meilleur focus et plus de productivité ! Ne sous-estimez jamais la puissance de l’eau pour améliorer vos performances, que ce soit sur le terrain ou au bureau.

Avec ces conseils en tête, vous êtes prêt à faire de l’hydratation votre meilleure alliée pour des performances au top et une santé de fer !

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24Juin

L’HYDRATATION PENDANT L’EFFORT

24 juin 2020 Kikourvite Non classé 153

Avec l’arrivée des beaux jours et avec les températures qui remontent, une question qui se pose souvent est celle des modalités de l’hydratation à l’effort.

Savez-vous que l’eau représente 60 à 70% de notre organisme ? Dans nos cellules de nos tissus, le sang et la lymphe…Les muscles d’un sportif entraîné en contiennent plus de 73% contre 10% dans la masse graisseuse.

Il suffit d’un déficit léger d’eau de l’ordre de 1% du poids corporel, soit seulement 0,7 litres pour un homme de 70 kg, pour diminuer de 10% les performances : alors, fatigue, maux de tête, nausées, lourdeurs dans les jambes, essoufflements…peuvent se faire ressentir. Enfin, une personne qui se trouve déshydratée de manière répétitive peut souffrir de douleurs aux muscles, aux tendons et aux ligaments. Ses risques de claquage et d’entorses sont augmentés.

Stratégie de l’hydratation :

Il ne suffit pas de boire les quantités recommandées sur une durée d’effort particulière pour être sûr de s’hydrater convenablement.

En effet, lorsque la soif survient, le niveau de déshydratation est déjà trop important et le fait de boire ne permettra pas de compenser les pertes.

Les travaux d’Astrand ont permis de démontrer que la capacité à soutenir un effort maximal (à VO2 max) diminue de 20% lorsque l’effort démarre dans des conditions de déficit hydrique. On observe une production de chaleur importante par l’organisme et donc un risque de dérive thermique significatif, accentué par l’absence de boisson.

Pour faire simple : moins on s’hydrate, moins on transpire, plus la dérive thermique est importante et cela est d’autant plus vrai que la température extérieure s’élève, ou que le climat est chaud et humide. Et lorsque cela est vécu comme une trop grande agression, le corps dit stop !

Un autre point à prendre en considération : dès que le niveau de déshydratation devient conséquent, notamment au niveau de la muqueuse intestinale, il peut y avoir des phénomènes d’intolérance qui peuvent surgir. Cela peut entraver l’absorption de la boisson par la muqueuse intestinale si les dosages ne sont pas appropriés. C’est pourquoi il est extrêmement important d’adopter une stratégie d’hydratation optimale.

Il faut faire en sorte de ne pas dépasser 2% du poids du corps en perte hydrique, ce qui peut parfois être délicat pour certaines disciplines, lorsqu’il n’est pas permis par le règlement de s’hydrater comme on le souhaite, au foot ou au rugby par exemple.

Afin d’évaluer ces pertes hydriques, il peut être envisagé de faire un test de pesée avant/après l’effort, en prenant compte du volume de boisson ingéré, sur des séances spécifiques

Le test de pesée avant/après l’exercice :

Il s’agit de se peser en tenue prêt à partir, et de comptabiliser tous les volumes de boisson absorbés au cours de l’exercice.

Par exemple : un homme de 60kg qui boit un litre pendant une course de 2h et perd 1.4 kg. 2% de son poids correspondent à 1.2kg. Malgré l’apport hydrique de 1 L, il a donc perdu 200g et est donc allé au-delà de ces 2%.

Si l’effort dure 4 ou 5h comme lors des ultra trails ou des courses cyclistes, le niveau de déshydratation sera tel qu’il y aura des risques de crampes, de troubles digestifs ou de mauvaise tolérance à la chaleur. Ces troubles vont survenir dans des conditions qui ne seront pas habituellement rencontrées à l’entrainement puisqu’il est assez rare de courir sur des durées similaires !

On en déduit que cette personne aurait dû boire 1.2L au lieu d’un 1 L, et augmenter légèrement son apport hydrique de 200ml/ heure pendant l’effort. Cela parait peu…mais ces petits pourcentages d’écart peuvent la différence à l’arrivée.

Comment s’hydrater ?

Vaut-il mieux boire en petites quantités pour éviter l’inconfort digestif ou au contraire boire de manière espacées dans l’heure, mais des volumes plus importants ?

Des travaux ont montré que l’estomac avait une fonction élastique très intéressante : plus il se remplit et plus il se distend, et plus il se distend, plus il se vidange rapidement.

Donc il vaut mieux boire 150ml voir plus, 3 ou 4 fois par heure et s’habituer à l’inconfort digestif éventuel que cela peut susciter, plutôt que de « siroter » son camelbak tout au long de l’effort. Même si on a l’impression de mieux compenser les pertes hydriques en buvant régulièrement, on va avoir une stagnation du liquide dans l’estomac qui ne va pas forcement être favorable.

Il est recommandé de commencer à boire à partir des 10-15 premières minutes d’effort.

Eau ou boisson énergétique ?

Si on perd de l’eau, ne vaut-il pas amener de l’eau à l’organisme? Et c’est là tout le paradoxe !

L’eau, pour gagner les cellules, passe par un système de transport qui est associé au glucose et au sodium. L’entrée de l’eau dans les cellules se fait beaucoup plus efficacement et rapidement en présence de ces deux « ingrédients ». C’est pourquoi, lorsque l’effort est intense ou s’installe dans la durée, c’est-à-dire au-delà d’une heure, ou en condition de température extérieure élevée, il sera vivement recommandé de prendre une boisson de l’effort.

C’est basé sur ce principe qu’ont été élaborées les boissons de l’effort type « sport drink », à ne pas confondre avec « energy drink » qui renvoie au Redbull et boissons qui n’ont rien à voir avec l’activité physique ! Une boisson dite “isotonique“, c’est à dire à concentration équivalente en glucose et sodium que celle du plasma, présentera les meilleurs avantages en termes de réhydratation, et surtout on évitera les boissons hypertoniques qui risquent de provoquer des diarrhées.

Pour produire de l’énergie, la cellule musculaire a besoin de glucose. Si ce glucose est déficient « directement » par la boisson ou l’alimentation, alors la cellule va puiser son énergie au sein des autres sources de nutriments, à savoir les acides aminés, éléments des protéines musculaires entre autres. Et le but recherché n’est pas de faire fondre la masse musculaire et de créer de la fatigue…on est bien d’accord !

La boisson peut être également enrichie en acides aminés branchés (BCAA acronyme en anglais de Branched-chain amino acid). Ceux-ci auront un intérêt pour le métabolisme des neuromédiateurs, tels que la sérotonine, la dopamine et l’adrénaline… notamment en cas de stress, meilleure gestion de l’effort, du sommeil.

L’adaptation thermique

Certains auteurs considèrent pour autant que l’entrainement régulier dans des conditions défavorables dans la mesure où on contrôle bien le contexte, favorise la mise en place d’adaptations. Ces adaptations pourraient contribuer d’une part à mieux tolérer les dérives thermiques ultérieurement, et d’autre part à favoriser des adaptations au cœur du muscle, qui vont aller dans le sens d’une amélioration des performances.

S’habituer à s’entrainer dans des conditions thermiques  difficiles demande à parfaitement contrôler le contexte, c’est à dire pouvoir se refroidir en fin d’exercice et une bonne gestion de la durée de l’effort.

Hélas, on se rend compte que c’est loin d’être toujours le cas lorsqu’on voit des gens qui partent courir à n’importe quelle heure sans même prendre une casquette ou un bidon d’eau !

Porter des vêtements sombres va également contribuer à augmenter la conduction de la chaleur alors que des vêtements clairs permettront au contraire, de moins accumuler la chaleur au sein de l’organisme.

Tous les processus d’adaptation à la chaleur sont en lien avec l’hypothalamus, au niveau du cerveau. On a pu constater que les sujets qui présentent un niveau de stress important sont ceux qui s’adaptent le moins bien à la chaleur et qui ont des résultats moins bons dans ce contexte, lors d’un effort accompli en compétition. La pratique régulière du thermo room ou du sauna n’empêchera pas à ces personnes de se montrer « défaillants » dans ces conditions défavorables, si par ailleurs ils sont exposés à un niveau de stress cumulé trop élevé.

La gestion de l’hyperthermie passe aussi par une stratégie globale des problématiques de stress.

Pour résumer, il ne faut pas demander à l’organisme de s’adapter à plus de contraintes qu’il n’en est capables de gérer !

Ces adaptations entreraient dans une stratégie de gains marginaux pour chercher à créer 1 ou  2% d’adaptation supplémentaire qui permettraient une meilleure réponse à l’exercice.

C’est beaucoup plus l’aptitude à répondre à l’exercice que la sollicitation en tant que telle, qui va créer l’adaptation. C’est là toute l’importance du contexte physiologique et psychologique optimal !

En conclusion, progresser dans son activité sportive ne se restreint pas au seul programme d’entrainement… Bien comprendre son corps et ses besoins peuvent non seulement vous apporter un meilleur confort physique et psychologique et vous emmener plus loin, et surtout veiller à protéger votre santé sur le long terme.

Pour un bilan individualisé et adapté à votre pratique, que vous soyez débutant ou marathonien, n’hésitez pas à me contacter ! Je vous invite à poser toutes vos questions Laurence VIRTON, NATUROPHE A SAINT-SAVIN qui à rédigé cet article. Et la rencontrer afin de vous éclairer sur sa pratique en tant que Naturopathe.

Pour plus d’informations, ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à la contacter par mail : contact@virtonnaturopathe.fr

Je vous invite également à consulter son site internet www.virtonnaturopathe.fr si vous souhaitez en savoir plus sur la santé au naturel.

Pour un bilan individualisé et adapté à votre pratique, que vous soyez débutant ou marathonien, n’hésitez pas à me contacter !

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