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mobilité hanche

Home / Blog / mobilité hanche
22Juin

Pourquoi l’équilibre musculaire est essentiel en course à pied

22 juin 2026 Kikourvite Non classé 11

Quand une douleur apparaît en course à pied, le réflexe est souvent le même : on regarde l’endroit qui fait mal. Le genou, le tendon, le mollet, parfois le bas du dos. Pourtant, le problème vient souvent d’un peu plus loin.

Parce qu’en réalité, le corps du coureur fonctionne rarement muscle par muscle. Il avance surtout grâce à un immense jeu d’équilibres. Certaines zones produisent de la force, d’autres stabilisent, d’autres encore absorbent ou transmettent les contraintes. Et tant que cet équilibre reste relativement harmonieux, le corps s’adapte remarquablement bien.

Le problème commence souvent lorsque certaines zones travaillent progressivement davantage que les autres.

Le corps compense longtemps avant de prévenir

C’est probablement l’une des choses les plus fascinantes dans le running. Le corps trouve presque toujours une solution pour continuer à avancer.

Lorsqu’un muscle fatigue, une autre zone prend discrètement le relais. Quand une articulation perd un peu de mobilité, le mouvement s’adapte. Pendant un moment, tout semble parfaitement fonctionner. Les sorties s’enchaînent, les sensations restent correctes et rien ne paraît réellement inquiétant.

Puis un jour, une gêne apparaît quelque part. Un tendon devient sensible. Le genou commence à tirer. Le mollet se contracte plus vite que d’habitude. Et souvent, ce n’est pas l’endroit douloureux qui est réellement à l’origine du problème.

Le corps compense longtemps avant de réellement prévenir.

Quand certaines zones travaillent plus que d’autres

Chez beaucoup de coureurs, certaines zones deviennent progressivement plus dominantes que d’autres. Ce n’est pas forcément un problème au départ. Le corps s’adapte, trouve des solutions et continue à fonctionner efficacement. Mais lorsque cet équilibre se dégrade avec le temps, certaines contraintes commencent à se concentrer toujours aux mêmes endroits.

Les quadriceps absorbent énormément, les hanches deviennent parfois un peu plus raides, tandis que les fessiers, les ischio-jambiers ou certains muscles stabilisateurs participent moins efficacement au mouvement. Pourtant, ces muscles jouent un rôle essentiel dans la propulsion, le maintien du bassin, la stabilité générale et la restitution de l’énergie à chaque foulée.

En clair, ils permettent au corps de courir avec davantage de fluidité et moins de contraintes parasites.

Le problème, c’est que notre quotidien moderne ne les aide pas toujours beaucoup. Beaucoup de temps passé assis, peu de mobilité, parfois peu de renforcement… et progressivement certaines zones deviennent moins actives sans que l’on s’en rende vraiment compte.

Quand certaines zones travaillent pour les autres

Un coureur très dominant sur certaines chaînes musculaires n’est pas forcément faible. Au contraire parfois. Mais lorsque certaines régions du corps prennent progressivement trop de place dans le mouvement, les contraintes se répartissent moins bien.

La foulée devient parfois plus lourde, un peu moins dynamique, avec des appuis qui restent davantage au sol. Le bassin bouge différemment, le corps absorbe moins bien certaines contraintes, et avec la fatigue, certaines articulations commencent progressivement à encaisser davantage qu’elles ne le devraient.

C’est souvent subtil au départ. Rien de spectaculaire. Juste quelques tensions qui reviennent plus souvent, une sensation de fatigue inhabituelle ou des douleurs qui apparaissent toujours au même endroit.

Et très souvent, le corps essaye simplement de continuer à fonctionner malgré un équilibre devenu moins efficace.

Le haut du corps joue aussi un rôle énorme

On oublie souvent qu’un coureur utilise l’ensemble de son corps.

Le tronc, les abdominaux profonds, le dos et même les épaules participent à la stabilité générale. Lorsque le haut du corps fatigue ou manque de contrôle, la foulée change elle aussi progressivement.

Une posture qui s’effondre légèrement avec la fatigue peut modifier les appuis, augmenter certaines tensions et obliger le bas du corps à compenser davantage. Là encore, le corps trouve des solutions… mais elles ne sont pas toujours durables.

C’est aussi ce qui rend la course à pied beaucoup plus complexe qu’elle n’en a l’air. Derrière un mouvement simple en apparence, des dizaines de petits ajustements se produisent en permanence.

Courir plus ne règle pas toujours le problème

Pendant longtemps, beaucoup de coureurs pensaient que progresser consistait simplement à courir davantage. Plus de kilomètres, plus de séances, plus de cardio.

Aujourd’hui, la vision évolue progressivement. On comprend de mieux en mieux que la capacité à encaisser durablement la course dépend aussi de la stabilité, de la mobilité, du renforcement et de la capacité du corps à répartir correctement les contraintes.

Et parfois, améliorer sa course ne consiste pas forcément à ajouter une sortie supplémentaire… mais simplement à redonner un peu plus d’équilibre au système.

Quelques exercices de stabilité, un travail de mobilité ou un peu de renforcement ciblé changent parfois énormément de choses sur la durée.

Ce qu’il faut vraiment retenir

Le corps du coureur fonctionne comme un ensemble. Lorsque certaines zones deviennent progressivement trop dominantes et que d’autres perdent leur rôle, les contraintes se déplacent. Et à long terme, ces compensations peuvent favoriser l’apparition de douleurs ou de blessures.

La course à pied ne dépend pas uniquement du cardio ou des kilomètres accumulés. Elle dépend aussi de la capacité du corps à répartir intelligemment les forces entre l’avant, l’arrière, le haut et le bas.

Plus cet équilibre est préservé, plus le corps dispose de solutions pour s’adapter aux contraintes de l’entraînement. Lorsqu’il se dégrade, certaines zones finissent souvent par travailler davantage que prévu.

Et finalement, le corps accepte énormément de choses… jusqu’au moment où il décide simplement de se faire entendre.

🔎 Une chose revient souvent

De plus en plus d’entraîneurs, préparateurs physiques et professionnels du sport considèrent aujourd’hui que de nombreuses blessures du coureur sont davantage liées à une mauvaise répartition des contraintes qu’à une faiblesse isolée. Stabilité du bassin, mobilité, contrôle des appuis et équilibre musculaire global semblent jouer un rôle important dans la capacité du corps à encaisser durablement la course à pied.

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15Juin

Le corps s’adapte parfois tellement bien… qu’on finit par avoir mal loin du vrai problème

15 juin 2026 Kikourvite Non classé 11

C’est probablement l’un des aspects les plus déroutants du corps humain : il est capable de compenser énormément avant de réellement se plaindre.

Chez beaucoup de coureurs, une douleur apparaît un jour presque “sans raison”. Le genou commence à tirer, le mollet devient tendu, le bas du dos se raidit ou le TFL se réveille après quelques kilomètres. Et très souvent, le réflexe est le même : on cherche immédiatement le problème exactement là où ça fait mal.

Pourtant, en course à pied, l’endroit douloureux n’est pas toujours le véritable point de départ.

Parce que le corps ne fonctionne pas comme une addition de pièces indépendantes. Il fonctionne comme un système entier, où chaque zone influence discrètement les autres.

Le corps trouve toujours une solution pour continuer à avancer

C’est ce qui le rend aussi fascinant… et parfois trompeur.

Quand une articulation perd un peu de mobilité, le mouvement s’adapte. Lorsqu’un muscle fatigue ou manque de stabilité, une autre zone prend le relais. Pendant un moment, tout semble parfaitement fonctionner. Les sorties s’enchaînent, les sensations restent bonnes, et le corps continue à avancer normalement.

Puis un jour, une douleur apparaît ailleurs.

Et souvent, cette douleur n’est que le dernier maillon d’une chaîne de compensations installées depuis longtemps.

Le genou n’est pas toujours le problème

Prenons un exemple très fréquent chez les coureurs : la douleur sur le côté du genou, souvent associée au TFL ou au syndrome de l’essuie-glace.

Beaucoup pensent immédiatement que le problème vient du genou lui-même. Pourtant, chez certains coureurs, le véritable sujet se situe parfois plus haut.

Un bassin qui manque de stabilité, des fessiers qui fatiguent rapidement ou une hanche qui contrôle moins bien l’appui peuvent progressivement modifier l’alignement de la jambe pendant la course. Le TFL commence alors à travailler davantage pour stabiliser le mouvement.

Pendant un moment, le corps compense parfaitement. Puis les tensions augmentent progressivement… jusqu’à ce que le genou devienne finalement la zone qui se fait entendre.

Le problème visible est alors parfois loin du problème initial.

Le pied peut influencer toute la foulée

Le phénomène existe aussi dans l’autre sens.

Un pied qui manque de stabilité, une mobilité réduite du gros orteil ou certains appuis modifiés peuvent changer discrètement toute la mécanique de course. Le corps adapte alors les rotations du tibia, du genou et de la hanche pour continuer à produire un mouvement efficace.

Et progressivement, des douleurs peuvent apparaître beaucoup plus haut : dans le bassin, le TFL, la hanche ou même le bas du dos.

Le plus étonnant, c’est que beaucoup de coureurs ne ressentent finalement presque rien au niveau du pied lui-même.

Le bas du dos devient souvent le “tampon” du système

Le running sollicite énormément les muscles de stabilisation. Lorsque les hanches deviennent raides, que le bassin bouge moins bien ou que la chaîne postérieure fatigue, le bas du dos récupère souvent une partie du travail.

Au départ, ce ne sont parfois que de simples tensions après les sorties. Une raideur en se penchant pour enlever ses chaussures, une gêne légère le matin ou une sensation lombaire qui apparaît après quarante minutes de course.

Puis le corps finit par envoyer des signaux un peu plus clairs.

Et là encore, le dos n’est pas toujours le véritable problème. Il devient souvent l’endroit qui compense le plus longtemps.

Pourquoi certaines douleurs reviennent toujours au même endroit

C’est probablement l’un des signes les plus intéressants.

Lorsqu’une douleur revient régulièrement malgré le repos, les soins ou les changements de chaussures, cela signifie parfois que le corps continue à compenser exactement de la même manière.

Le symptôme disparaît quelques jours, mais la mécanique qui l’a provoqué reste présente.

C’est pour cela que certaines douleurs semblent “incompréhensibles”. Le coureur soigne la zone douloureuse… alors que le corps continue silencieusement à surcharger cette même région à chaque sortie.

Le corps compense… jusqu’au moment où il n’a plus assez de marge

Ce qui rend la course à pied particulière, c’est son immense répétition. Des milliers d’appuis, des milliers de micro-ajustements, parfois pendant plusieurs heures.

Le corps tolère énormément de choses. Il adapte la foulée, répartit les charges différemment et trouve des solutions remarquables pour continuer à avancer malgré les contraintes.

Mais aucune compensation n’est infinie.

Et souvent, la douleur apparaît simplement lorsque certaines zones n’ont plus suffisamment de marge pour absorber le surplus de travail demandé.

Ce qu’il faut vraiment retenir

En course à pied, l’endroit douloureux n’est pas toujours le véritable point de départ du problème. Le corps fonctionne comme un ensemble où chaque zone influence discrètement les autres.

Le genou peut parfois compenser un bassin instable. Le dos peut absorber le manque de mobilité des hanches. Le mollet peut travailler davantage parce que toute une chaîne musculaire fatigue en amont.

Et finalement, le corps fait souvent preuve d’une intelligence remarquable : il trouve presque toujours une solution pour continuer à avancer.

Le problème, c’est que cette solution n’est pas toujours durable.

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18Mai

Pourquoi le bas du dos peut tirer pendant ou après un footing

18 mai 2026 Kikourvite Non classé 17

Beaucoup de coureurs connaissent cette sensation. La sortie se passe plutôt bien, les jambes répondent correctement, le souffle aussi, puis quelque chose commence doucement à apparaître dans le bas du dos. Une tension lombaire. Une sensation de raideur. Parfois pendant la course. Parfois juste après, au moment d’enlever les chaussures ou simplement en se penchant quelques secondes.

Et souvent, la même réflexion revient :
“Pourtant je suis sportif… alors pourquoi mon dos réagit comme ça ?”

C’est justement ce qui rend ces douleurs parfois déroutantes. Parce qu’on imagine souvent qu’un corps entraîné devrait être protégé de ce type de gêne. En réalité, le running entretient une relation beaucoup plus subtile avec le bas du dos.

Le running ne fatigue pas seulement les jambes

Quand on court, le corps ne fait pas qu’enchaîner des appuis. Il stabilise en permanence.

À chaque foulée, le bassin doit rester relativement stable pendant que les jambes absorbent les impacts et relancent le mouvement. Les lombaires, les abdominaux profonds, les fessiers et toute la chaîne postérieure travaillent donc énormément, souvent sans que l’on s’en rende compte.

Le problème, c’est que cette fatigue de stabilisation n’apparaît pas toujours immédiatement. Tant que le corps est chaud et en mouvement, tout semble fonctionner correctement. Puis au fil des kilomètres, ou simplement lorsque la sortie se termine, certaines tensions deviennent soudainement plus visibles.

Le bas du dos devient alors un peu le révélateur discret d’un système qui commence à fatiguer.

Pourquoi la gêne apparaît parfois pendant le run

Chez certains coureurs, le bas du dos commence surtout à tirer pendant la sortie. Pas forcément dès les premières minutes d’ailleurs. Souvent après trente ou quarante minutes, lorsque la posture commence légèrement à changer avec la fatigue.

Le bassin devient parfois moins stable, les hanches un peu plus raides, la foulée moins dynamique, et certaines zones compensent progressivement davantage. Les muscles lombaires récupèrent alors une partie du travail de stabilisation que d’autres structures gèrent moins bien à ce moment-là.

Et ce qui surprend beaucoup de sportifs, c’est que cela peut arriver même lorsque les jambes semblent encore en très bonne forme.

Parce qu’avoir du cardio ou de bonnes capacités physiques ne garantit pas forcément un équilibre mécanique optimal sur la durée.

Le cas particulier des sorties matinales

Le phénomène est souvent encore plus marqué le matin.

Après plusieurs heures allongé, les tissus sont naturellement plus raides, les muscles posturaux encore peu actifs et la mobilité parfois limitée pendant les premières minutes. Certaines personnes présentent également une cambrure lombaire un peu plus marquée, sans que cela soit forcément pathologique.

Lorsque l’on part courir rapidement sans véritable mise en route progressive, le bas du dos peut alors récupérer davantage de contraintes mécaniques. Tout semble relativement normal pendant la sortie… puis la tension apparaît au retour, notamment dans les gestes simples du quotidien.

Et ce qui est intéressant, c’est que quelques minutes suffisent souvent pour que la sensation diminue fortement.

Cela montre que dans beaucoup de cas, le problème est davantage mécanique et musculaire que réellement inquiétant.

Le travail et la posture comptent énormément

C’est probablement l’un des facteurs les plus sous-estimés chez les coureurs.

Passer sa journée assis, légèrement penché vers l’avant, avec des hanches peu mobiles et un bassin figé change forcément la manière dont le corps aborde ensuite la course à pied.

Le soir, beaucoup partent courir avec un système déjà tendu avant même le premier kilomètre. Les fessiers sont moins actifs, les hanches plus raides, et le bas du dos récupère progressivement davantage de travail.

Le running ne crée pas toujours le problème. Il le révèle parfois.

Le corps compense longtemps avant de prévenir

Comme dans beaucoup de douleurs du coureur, le problème ne vient pas toujours directement de l’endroit qui fait mal.

Un manque de mobilité de hanche, une fatigue de la chaîne postérieure ou un déficit de stabilité du bassin peuvent progressivement augmenter le travail des lombaires pendant la course. Le corps continue alors à s’adapter silencieusement pendant longtemps.

Puis un jour, certaines zones commencent simplement à saturer un peu plus vite que prévu.

Et souvent, le bas du dos devient alors le premier endroit à se faire entendre.

Ce qu’il faut vraiment retenir

Avoir le bas du dos qui tire légèrement pendant ou après un footing n’est pas forcément anormal, même chez quelqu’un de sportif. Le running sollicite énormément les muscles de stabilisation et révèle souvent certaines raideurs ou fatigues que le quotidien entretient déjà discrètement.

Le plus important reste surtout l’évolution des sensations. Une gêne légère et transitoire n’a pas la même signification qu’une douleur qui s’installe progressivement semaine après semaine.

Et parfois, améliorer son confort en course ne consiste pas uniquement à courir davantage… mais simplement à redonner un peu plus de mobilité, de stabilité et d’équilibre au système.

🔎 Une chose revient souvent

De nombreux professionnels du sport observent que les douleurs lombaires du coureur sont fréquemment associées à un manque de mobilité de hanche, une fatigue de la chaîne postérieure ou un déficit de stabilité du bassin et du tronc. Cela ne signifie évidemment pas que toutes les douleurs lombaires ont la même origine, mais cette approche globale prend aujourd’hui une place importante dans la compréhension des gênes mécaniques liées au running.

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23Mar

Faut-il vraiment s’étirer quand on court ?

23 mars 2026 Kikourvite Non classé 30

C’est un rituel presque automatique. On termine une sortie. On s’arrête. On attrape une cheville. On bascule le buste vers l’avant. On tire sur les mollets ou les ischio-jambiers. Et on repart avec la sensation d’avoir “fait ce qu’il fallait”.

Mais faut-il réellement s’étirer quand on court ?

La réponse mérite d’être nuancée. Car si les étirements ont longtemps été considérés comme indispensables, les connaissances actuelles apportent un éclairage plus précis.

Avant de courir : préparer ou relâcher ?

Les travaux scientifiques disponibles montrent que les étirements statiques réalisés à froid, juste avant une séance, n’améliorent pas la performance et ne réduisent pas significativement le risque de blessure. Certaines recherches suggèrent même qu’un étirement prolongé avant un effort intense peut diminuer temporairement la capacité à produire de la force.

Cela ne signifie pas que toute forme de mobilité est inutile avant de courir. Au contraire. Ce que les données mettent en avant, c’est l’intérêt d’un échauffement progressif et dynamique. Monter en température, mobiliser activement les articulations, réveiller le système nerveux : voilà ce qui prépare réellement le corps à l’effort.

Autrement dit, le corps a besoin de mouvement avant de courir, pas forcément de tension passive prolongée.

Après la séance : récupérer ou se rassurer ?

Beaucoup de coureurs associent les étirements à une meilleure récupération. Pourtant, les recherches actuelles montrent que leur effet sur les courbatures reste limité. Les douleurs musculaires retardées ne disparaissent pas de manière significative grâce aux étirements passifs seuls.

En revanche, il serait excessif de les qualifier d’inutiles. Maintenir une amplitude articulaire confortable, favoriser une sensation de relâchement, entretenir la mobilité de certaines zones comme la hanche ou la cheville peuvent présenter un intérêt, surtout chez les coureurs qui accumulent du volume.

La question n’est donc pas de savoir s’il faut s’étirer ou non, mais dans quel objectif et à quel moment.

Souplesse passive ou contrôle actif ?

La course à pied ne demande pas une souplesse extrême. Elle demande du contrôle. À chaque appui, le bassin doit rester stable, la hanche doit pouvoir s’étendre correctement, la cheville doit absorber puis restituer l’énergie.

Les recherches en biomécanique tendent à montrer que le contrôle moteur et la stabilité sont des facteurs plus déterminants dans la prévention des blessures que la souplesse passive isolée.

Être capable de poser les mains au sol jambes tendues n’est pas un indicateur fiable de performance en course à pied. En revanche, contrôler son bassin sur un appui unipodal l’est beaucoup plus.

C’est là que la mobilité active et le renforcement en amplitude prennent tout leur sens. Ils rapprochent le travail de la réalité du geste sportif.

Une approche cohérente plutôt qu’un réflexe automatique

Les étirements peuvent trouver leur place dans une routine, mais ils ne constituent pas à eux seuls une stratégie de prévention efficace. La littérature scientifique converge davantage vers l’importance de la gestion de charge, du renforcement musculaire, de la progressivité et de la variation des contraintes.

S’étirer ne compense pas un excès de volume.
S’étirer ne corrige pas un déficit de stabilité.
S’étirer ne remplace pas un travail de force.

En revanche, intégrés intelligemment, ils peuvent contribuer à maintenir une mobilité fonctionnelle et à entretenir la relation au corps.

En résumé

Les connaissances actuelles invitent à dépasser l’opposition simpliste entre “indispensable” et “inutile”. Les étirements statiques ne semblent pas prévenir significativement les blessures lorsqu’ils sont pris isolément. En revanche, une mobilité active et un échauffement dynamique jouent un rôle plus pertinent dans la préparation à l’effort.

Comme souvent en course à pied, ce n’est pas un geste unique qui protège. C’est la cohérence d’ensemble : progressivité, renforcement, récupération et qualité du mouvement.

Les étirements peuvent accompagner cette démarche.
Ils ne doivent pas en être le pilier.

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02Mar

Pourquoi la hanche est la vraie clé du running

2 mars 2026 Kikourvite Article, Article, Article, Article, Article 29

On accuse souvent les genoux.
Parfois les mollets.
Souvent les chaussures.

Mais en course à pied, le problème n’est pas toujours là où la douleur apparaît. Très souvent, il se situe un peu plus haut. À la hanche.

Discrète, rarement spectaculaire, peu visible dans les discussions de coureurs, la hanche est pourtant le véritable centre de contrôle de la foulée. C’est elle qui stabilise, qui propulse, qui absorbe, qui coordonne. Et quand elle ne fait pas correctement son travail, le reste compense.

La hanche : carrefour de forces

La course à pied est une succession d’appuis unipodaux. À chaque foulée, une jambe supporte presque tout le poids du corps. Pendant ce temps, le bassin doit rester stable, le tronc aligné, la jambe libre se préparer à revenir vers l’avant.

La hanche est au cœur de cette organisation.
Elle relie le tronc aux membres inférieurs. Elle transmet les forces entre le haut et le bas du corps. Elle gère l’équilibre latéral.

Si la hanche manque de stabilité, le genou s’effondre vers l’intérieur.
Si elle manque de mobilité, la foulée se raccourcit et les compensations apparaissent.

Dans les deux cas, le corps trouve une solution. Mais rarement la meilleure.

Stabilité : empêcher l’effondrement

Les muscles stabilisateurs de hanche – notamment les moyens fessiers – jouent un rôle fondamental dans le maintien du bassin à chaque appui. Quand ils sont faibles ou peu sollicités, le bassin bascule légèrement. Ce déséquilibre se répercute immédiatement sur le genou et la cheville.

Beaucoup de douleurs rotuliennes, de tensions au niveau du TFL ou même certaines lombalgies trouvent leur origine dans une hanche instable.

Renforcer la hanche, ce n’est pas “faire des fessiers”.
C’est redonner au corps sa capacité à contrôler le mouvement.

Mobilité : permettre la propulsion

La hanche ne doit pas seulement être stable. Elle doit être mobile.
L’extension de hanche – ce mouvement qui permet à la jambe de partir vers l’arrière – est essentielle pour la propulsion.

Si cette extension est limitée, le corps compense en sollicitant davantage les lombaires ou les ischio-jambiers. La foulée devient moins fluide, moins efficace, plus coûteuse énergétiquement.

Une hanche mobile permet une foulée plus ample, plus économique, plus naturelle.

Le lien avec le renforcement

C’est ici que le renforcement prend tout son sens. Les exercices polyarticulaires comme les fentes, le soulevé de terre, le kettlebell swing ou les portés asymétriques sollicitent fortement la hanche, en stabilité comme en mobilité.

Ils apprennent au corps à produire de la force à partir du bassin, et non uniquement du genou. Ils restaurent une logique biomécanique cohérente.

La hanche devient alors un moteur, pas un maillon faible.

La science est claire

Les recherches en biomécanique montrent que le contrôle de hanche influence directement l’alignement du membre inférieur. Un déficit de stabilité est associé à une augmentation du valgus dynamique du genou, facteur de risque dans plusieurs pathologies du coureur.

Autrement dit, améliorer la fonction de hanche n’est pas un détail technique. C’est un levier majeur de prévention.

En résumé

Si vous avez mal au genou, regardez votre hanche.
Si votre foulée manque de fluidité, observez votre bassin.
Si vous cherchez à courir longtemps sans vous blesser, travaillez votre stabilité et votre mobilité de hanche.

La hanche est le centre de gravité du coureur.
Discrète, mais déterminante.

Et comme souvent en biomécanique, ce qui est invisible est parfois essentiel.

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KiKourVite
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