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pubalgie

Home / Blog / pubalgie
26Mai

Pourquoi la pubalgie est souvent plus complexe qu’une simple douleur à l’aine

26 mai 2026 Kikourvite Article, Article 19

La pubalgie fait partie de ces douleurs que beaucoup de sportifs redoutent sans vraiment les comprendre. Au départ, ce n’est souvent qu’une gêne discrète. Une tension dans l’aine après une séance un peu intense, une sensation bizarre en accélérant ou ce petit tiraillement qui apparaît parfois au réveil. Rien de très alarmant au début. Puis les semaines passent, la gêne revient plus vite, et certains mouvements deviennent progressivement moins naturels.

Ce qui rend la pubalgie frustrante, c’est qu’elle semble parfois impossible à localiser précisément. Certains parlent des adducteurs, d’autres du bas des abdominaux, du pubis ou même de la hanche. Et finalement, c’est assez logique. Parce que cette zone fonctionne comme un immense carrefour où plusieurs forces se croisent en permanence.

Le bassin travaille beaucoup plus qu’on ne l’imagine

Quand on court, le corps ne fait pas qu’avancer les jambes. À chaque foulée, le bassin doit stabiliser, transmettre les forces et absorber une partie des contraintes produites par le mouvement. Les adducteurs, les abdominaux, les fessiers, les fléchisseurs de hanche et toute la chaîne postérieure travaillent ensemble pour maintenir cet équilibre dynamique.

Le problème, c’est que le corps tolère énormément de compensations avant de commencer à se plaindre.

Pendant longtemps, certaines zones prennent discrètement le relais lorsque d’autres fatiguent ou manquent de stabilité. Le coureur continue alors à avancer normalement, parfois même avec de très bonnes sensations. Puis un jour, les tensions deviennent un peu trop importantes autour du bassin, et la douleur commence à apparaître.

C’est souvent là que la pubalgie s’installe.

Une blessure rarement brutale

Contrairement à un claquage musculaire ou une entorse, la pubalgie arrive rarement d’un seul coup. Elle s’installe progressivement, presque silencieusement.

Au début, beaucoup de sportifs continuent à courir malgré la gêne parce qu’elle reste supportable. Une journée ça va mieux, une autre un peu moins. Puis certains gestes deviennent plus sensibles : accélérer, monter les genoux, changer de direction ou simplement sortir de la voiture après une longue journée.

Et ce qui perturbe souvent les coureurs, c’est que le repos seul ne règle pas toujours complètement le problème. La douleur peut diminuer… puis revenir dès que la charge d’entraînement augmente de nouveau.

Le corps compense souvent avant de prévenir

Aujourd’hui, beaucoup de professionnels du sport regardent la pubalgie d’une manière plus globale qu’avant. Plutôt que de se concentrer uniquement sur l’endroit douloureux, ils cherchent surtout à comprendre pourquoi certaines zones ont commencé à travailler davantage que prévu.

Chez beaucoup de coureurs, on retrouve par exemple un manque de stabilité du bassin, une chaîne postérieure moins efficace, des hanches assez raides ou encore des fessiers qui participent moins bien au contrôle du mouvement. Le corps trouve alors d’autres solutions pour continuer à produire de la force.

Et pendant un moment, cela fonctionne.

Puis certaines structures commencent simplement à saturer un peu plus vite que les autres.

Pourquoi le running peut favoriser ce type de douleur

On associe souvent la pubalgie au football, mais la course à pied n’est pas épargnée. Le running impose des milliers de répétitions où le bassin doit stabiliser et transmettre les contraintes entre le haut et le bas du corps.

Lorsque l’équilibre mécanique devient moins efficace, certaines tensions se concentrent progressivement autour du pubis, des adducteurs ou du bas des abdominaux. Et comme la course est un sport très répétitif, de petits déséquilibres peuvent finir par prendre beaucoup de place avec le temps.

Le plus trompeur, c’est que beaucoup de coureurs concernés sont sportifs, parfois même athlétiques. Parce qu’avoir du cardio ou des jambes solides ne garantit pas forcément un bon équilibre de stabilité autour du bassin.

Le piège du “je vais juste m’étirer”

Beaucoup de sportifs réagissent toujours de la même manière lorsqu’une pubalgie apparaît : quelques étirements, un peu de repos, puis reprise rapide dès que la douleur devient supportable.

Parfois cela soulage temporairement. Mais lorsque le problème vient surtout d’une mauvaise répartition des contraintes, la gêne finit souvent par revenir.

C’est aussi ce qui rend cette blessure aussi pénible mentalement. On a souvent l’impression que la douleur disparaît… alors que le corps continue discrètement à compenser de la même façon.

Le renforcement change souvent plus de choses qu’on ne le pense

Aujourd’hui, le travail de stabilité, de renforcement et de mobilité prend une place de plus en plus importante dans la prise en charge de la pubalgie. Non pas pour “faire du muscle” au sens esthétique, mais pour permettre au bassin et aux chaînes musculaires de mieux répartir les contraintes.

Très souvent, les progrès viennent moins d’un exercice miracle que d’un rééquilibrage progressif du système : retrouver un peu plus de stabilité, un peu plus de mobilité de hanche, un peu plus de contrôle dans la foulée.

Et parfois, cela change énormément de choses sans même modifier directement la manière de courir.

Ce qu’il faut vraiment retenir

La pubalgie n’est généralement pas une simple douleur localisée à l’aine. C’est souvent le signe qu’un équilibre s’est progressivement dégradé autour du bassin et de la gestion des forces.

Le corps trouve longtemps des solutions pour continuer à courir. Puis un jour, certaines zones commencent simplement à encaisser plus qu’elles ne le devraient.

Et dans beaucoup de cas, la vraie solution ne consiste pas uniquement à calmer la douleur… mais à comprendre pourquoi le corps compensait déjà depuis si longtemps.

🔎 Une chose revient souvent

De nombreux professionnels du sport observent que les douleurs de type pubalgie sont fréquemment associées à un manque de stabilité globale du bassin, une fatigue de la chaîne postérieure ou une mauvaise répartition des contraintes entre le haut et le bas du corps. Cela ne résume évidemment pas toutes les causes possibles, mais cette approche globale prend aujourd’hui une place de plus en plus importante dans la compréhension des douleurs du coureur.

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18Mar

La pubalgie chez le coureur : comprendre, prévenir et soigner

18 mars 2025 Kikourvite Non classé 59

Un mal pernicieux pour le coureur

La pubalgie est une douleur insidieuse qui s’installe progressivement, souvent ignorée au départ, avant de devenir un véritable frein à la pratique de la course à pied. Située au niveau du pubis, cette affection douloureuse touche de nombreux sportifs, notamment les coureurs, les footballeurs et les rugbymen. Son apparition est généralement liée à un déséquilibre musculaire et à des sollicitations excessives de certaines chaînes musculaires.

Pour comprendre pourquoi elle touche particulièrement les coureurs, il faut analyser la mécanique du corps en mouvement. La course, en raison de sa répétitivité et des contraintes qu’elle impose sur le bassin, peut engendrer des tensions asymétriques qui finissent par déclencher une inflammation. Une mauvaise posture, un entraînement mal adapté ou encore une récupération insuffisante sont autant de facteurs aggravants.

Voyons en détail les causes, les solutions et l’importance d’un bon équilibre musculaire pour prévenir cette pathologie et continuer à courir sans douleur.

Les causes de la pubalgie : un déséquilibre musculaire en cause

La pubalgie est une blessure d’origine mécanique, c’est-à-dire qu’elle est provoquée par des contraintes excessives appliquées sur la zone du pubis. Contrairement aux fractures de fatigue qui concernent les os, ou aux tendinites qui affectent les tendons, la pubalgie est un syndrome douloureux qui touche à la fois les muscles et les insertions tendineuses.

Un déséquilibre entre les adducteurs et la sangle abdominale
Le principal facteur déclencheur est un déséquilibre musculaire entre les muscles du haut et du bas du corps. Plus précisément, ce sont les adducteurs, situés sur la face interne des cuisses, qui deviennent trop puissants par rapport aux muscles abdominaux. Cette disproportion entraîne une traction excessive sur la symphyse pubienne (l’articulation située au centre du pubis), provoquant une inflammation chronique.

Une sur-sollicitation des muscles du bassin
Chez le coureur, la foulée sollicite de manière répétée les muscles du bassin. Une posture inadaptée, une attaque du pied mal maîtrisée ou un manque de souplesse dans les hanches accentuent cette contrainte. Les muscles du tronc jouent un rôle clé dans la stabilisation du corps en mouvement. S’ils sont faibles ou mal coordonnés, la charge de travail est reportée sur les adducteurs, entraînant progressivement l’apparition de douleurs.

L’erreur du “tout pour les jambes”
Beaucoup de coureurs concentrent leur entraînement sur les jambes, en négligeant le renforcement musculaire du haut du corps. Ce manque de travail des abdominaux et des muscles stabilisateurs (transverse, obliques, lombaires) laisse place à des déséquilibres qui peuvent devenir problématiques sur le long terme. Un bassin mal stabilisé entraîne un mauvais alignement des forces entre le haut et le bas du corps, favorisant l’apparition de douleurs chroniques.

Pourquoi les coureurs sont-ils particulièrement touchés ?

Les coureurs, qu’ils soient adeptes du marathon, du trail ou des courses sur route, sont souvent confrontés à la pubalgie pour plusieurs raisons :

  • Une répétition des impacts : la course est un sport d’endurance où chaque foulée sollicite les mêmes groupes musculaires, amplifiant le risque de surmenage.
  • Un manque d’échauffement et d’étirements : beaucoup de coureurs sous-estiment l’importance de la préparation musculaire et de la récupération.
  • Une technique de course imparfaite : une foulée trop agressive ou un mauvais placement du bassin peuvent augmenter la contrainte sur la zone pubienne.
  • Un programme d’entraînement déséquilibré : certains coureurs enchaînent les kilomètres sans intégrer de renforcement musculaire ou de travail de mobilité.

La pubalgie n’apparaît pas du jour au lendemain. Elle est le résultat d’un cumul de microtraumatismes qui finissent par dépasser le seuil de tolérance du corps.

Prévention et solutions : comment éviter et traiter la pubalgie ?

1. Renforcer intelligemment la sangle abdominale

Un travail spécifique sur la ceinture abdominale permet de mieux stabiliser le bassin et de soulager les adducteurs. Le gainage est une excellente solution pour renforcer le transverse, qui agit comme un corset naturel.

Exemples d’exercices recommandés :

  • Gainage ventral : maintenir la position planche pendant 30 à 60 secondes.
  • Gainage latéral : excellent pour renforcer les obliques et stabiliser le bassin.
  • Relevés de jambes contrôlés : pour travailler le bas des abdominaux en douceur.

2. Étirements et mobilité : garder des muscles souples

Des muscles raccourcis et rigides augmentent la tension sur le pubis. Intégrer des séances d’étirements ciblés permet de prévenir les douleurs :

  • Étirement des adducteurs : assis, pieds joints, ramener doucement les genoux vers le sol.
  • Étirement des fléchisseurs de hanche : en position fente, pousser doucement le bassin vers l’avant.
  • Ouverture du bassin : allongé sur le dos, jambes en papillon pour détendre les adducteurs.

3. Travailler l’équilibre musculaire entre le haut et le bas du corps

Un bon équilibre musculaire passe par un programme d’entraînement complet, qui ne néglige ni le haut du corps ni les jambes. Il est conseillé d’intégrer des exercices de renforcement global :

  • Squats et fentes : pour renforcer les jambes tout en engageant le tronc.
  • Soulevés de terre : excellent pour travailler la chaîne postérieure et l’équilibre du bassin.
  • Pompes et tractions : un dos fort permet une meilleure posture générale.

4. Adapter sa technique de course

Un travail sur la foulée peut prévenir les douleurs pubiennes. Quelques points d’attention :

  • Éviter une attaque du pied trop marquée : privilégier une foulée naturelle et fluide.
  • Avoir une cadence adéquate : une cadence trop basse favorise des impacts trop lourds.
  • Maintenir un bassin stable : éviter un balancement excessif lors de la course.

5. La récupération : essentielle pour prévenir la blessure

Trop souvent négligée, la récupération est pourtant un élément clé. Pour éviter l’apparition de douleurs :

  • Bien s’hydrater pour éviter les tensions musculaires.
  • Alterner les intensités d’entraînement pour ne pas surcharger les muscles.
  • Utiliser des massages ou du foam rolling pour détendre les zones sollicitées.

Conclusion : courir oui, mais intelligemment

La pubalgie est un signal d’alerte du corps, indiquant un déséquilibre ou une surcharge. Heureusement, avec une approche préventive basée sur le renforcement musculaire, la souplesse et une technique de course optimisée, il est possible de courir longtemps et sans douleur. L’important est d’être à l’écoute de son corps, d’adapter son entraînement et de ne pas attendre que la douleur s’installe durablement. Car après tout, courir doit rester un plaisir, pas une souffrance.

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